Charente Libre | Франция | 01 сентября 2017

ElenaPress

Patricia Kaas la chanteuse tragédienne débarque à Barbezieux

Patricia Kaas débarque à la foire-exposition de Barbezieux au coeur d’une tournée internationale avec un nouveau spectacle et un nouvel album. Rendez-vous ce dimanche à 18h30.

Patricia Kaas fait escale à Barbezieux ce dimanche, au milieu de sa tournée internationale. Benjamine des artistes invités, elle chantera ses titres les plus connus, mais aussi les chansons de son dernier album, intitulé “Patricia Kaas”. L’artiste y aborde des thèmes lourds comme l’homophobie, l’inceste, les femmes battues, avec la complicité de nouveaux auteurs-compositeurs.

Vous avez révélé dans les médias avoir été victime d’un burn-out. Comment remonte-t-on la pente?
Patricia Kaas. Oui, j’en avais parlé. Les gens ont parfois l’impression que lorsque l’on a une certaine notoriété, tout va bien… Le burn-out a pris beaucoup d’ampleur dans les médias. Mais je me suis fait aider. Cela faisait trente ans que j’enchaînais les tournées et les spectacles. C’était aussi une accumulation de choses et le décès de mes parents, quand j’étais jeune. J’ai essayé de repousser cette réalité à travers la musique. Mais il faut faire son deuil, sinon un jour il te tombe sur la gueule. C’est ça que j’ai appris. Mais beaucoup de choses positives sont sorties de ce burn-out. Aujourd’hui, j’ai plus confiance en moi. Je n’ai plus rien à prouver. J’ai l’impression d’avoir pris un nouveau départ dans ma vie de femme. Cela se reflète dans mon dernier album sur le choix des chansons, les thèmes, la façon de les chanter.

Vous avez sorti votre premier album original depuis longtemps. C’était le temps nécessaire.
Avec l’album “Cabaret”, j’avais envie de quelque chose de différent. Ensuite, il y a eu beaucoup de tournées. Et puis l’album Piaf pour les 50 ans de sa mort. Cela faisait 13 ans que je n’avais pas sorti d’album avec mes chansons, mais treize années très chargées.

Pas mal de nouvelles plumes y ont participé. C’était une volonté de vous ouvrir à d’autres univers?
C’était pas forcément voulu. J’avais dit à Bertrand Lamblot, le directeur artistique de Warner, que je ne voulais pas savoir qui étaient les auteurs-compositeurs, pour ne pas être influencée. Je voulais être touchée par la chanson, mais j’avais aussi des envies de travailler avec Arno. Ça faisait dix ans que je lui demandais. Et puis il y a eu Hyphen Hyphen, une belle surprise pour moi, parce qu’ils ont une belle énergie et que je les aimais bien.

Plusieurs chansons parlent de vous, de vos souffrances. Vous semblez vous être fortement impliquée dans cet album.
Avec ces années qui passent, on a des choses différentes à dire. Si l’on m’avait proposé une chanson qui parle de l’inceste y a cinq ans, je ne l’aurais peut être pas chantée. Là, la question ne s’est pas posée. J’ai adoré la chanson. Ce n’est pas une question de courage. Ce sont des sujets qui restent trop souvent derrière la porte. Et quand j’ai lu cette chanson, je me suis dit “Ouaouh!”

Vous abordez des sujets sur les femmes battues ou l’homophobie, c’étaient également des causes à défendre?
Souvent, les femmes battues ont peur d’être moquées, peur de ce qui se passe après. Il faut pouvoir en parler. Comme dans la chanson “Le refuge” qui évoque ce lieu d’accueil pour les jeunes homosexuels. J’ai connu cet endroit grâce à Jennifer. Je trouve incroyable que de nos jours, des familles rejettent les enfants parce qu’ils sont homosexuels.

Vous parlez des femmes battues et de celles qui doivent se battre. Vous-même vous avez toujours dû vous battre pour être toujours là?
Oui, sans doute. Mais en fait ce n’était pas un choix de départ et à l’arrivée, c’est un album assez féministe. Je parle aussi de mon expérience. Par exemple avec la chanson “Adèle” [sorte de dialogue entre une mère et sa fille, NDLR]. Elle me touche parce que j’aurais aimé avoir cette maman qui m’accompagne. Il y a aussi “La langue que je parle”. Quand je suis arrivée à Paris depuis Forbach, on se moquait de moi avec mon accent bringuebalant et mon vocabulaire. Aujourd’hui, on apprend mes textes à l’école, y compris à l’étranger. Tu vois, j’existe.

Parfois on vous reproche de choisir des thèmes douloureux comme si vous étiez une tragédienne de la chanson.
Moi, ma vie n’a pas été toujours été facile. J’ai perdu mes parents, mon frère. J’ai eu des choses difficiles dans ma vie. Mais qu’est-ce qui t’apprend la vie, ce sont souvent ces moments-là. Ces côtés sombres me touchent plus, parce qu’ils font partie de ma vie. Chanter du joyeux, comme “Madame tout le monde”, je sais le faire aussi.

Vous allez venir à Barbezieux dans une foire-expo pour un concert en extérieur. Vous aimez toutes sortes de lieu?
Ça dépend du spectacle. Pour chanter Piaf, je préférais des lieux plus intimistes. La, c’est un vrai spectacle où il y a beaucoup d’énergie. Je reprends bien sûr les anciennes chansons. On dit toujours que c’est un peu casse-gueule car les arrangements ont été refaits. Mais je ne peux pas chanter “Mon mec à moi” comme il y a 20 ans. Quand on sera à Barbezieux, on aura fait une centaine de concerts. C’est bien rodé, le public accroche. Et moi j’accroche avec le public.

Patricia Kaas, ce dimanche à 18h30 à la foire-expo de Barbezieux. Entrée: 6€ (foire et spectacle).

Источник:
Charente Libre

Kölner Stadt-Anzeiger | Германия | 21 августа 2017

ElenaPress

Patricia Kaas lieferte eine fulminante Show ab

Monschau. Die Eifel ist eben nicht die Côte d’Azur. Mitten im Sommer kann das Thermometer nachts schon mal locker unter die Zehn-Grad-Marke rutschen. Darauf war Patricia Kaas, französischer Chansonstar aus Lothringen, offenbar nicht eingerichtet. Ihre luftige Bühnengarderobe war für Eifeler Temperaturen eher nicht geeignet.

Aber die charmante Sängerin machte das Beste daraus und hielt sich bei ihrem temperamentvollen Auftritt auf der Monschauer Burg ständig in Bewegung. Die steilen Zuschauerränge waren restlos gefüllt, was Organisator Helmut Lanio strahlen ließ. “Ist das kein wundervoller Abend?”, freute er sich.

Diese Frage beantworteten die Zuschauer am Schluss der fulminanten Show mit Applaus, Gejohle und Getrampel. Die zierliche Blondine und ihre fünfköpfige Band hatten ihr Publikum vom ersten Chanson an fest im Griff. Zum Aufwärmen gab es ein paar neue Stücke vom eben erst erschienenen Album, die bei den deutschen Zuhörern logischerweise noch unbekannt waren.

Aber offenbar hatte das Konzert des Weltstars auch etliche Fans aus der französisch-sprachigen Wallonie angelockt, die ja von Monschau aus gesehen gleich um die Ecke liegt. Es gab etliche Zuhörer, die auch die neueren Songtexte der großen Diva komplett mitsingen konnten.

Die Kaas steht nun schon fast seit 30 Jahren auf den großen Bühnen in Europa. Vielleicht hat ihre Stimme nach den vielen Jahren höchster Beanspruchung hier und da ein bisschen an Schärfe und Frische eingebüßt. Aber das macht die Sängerin mit ihrer gewachsenen Persönlichkeit mehr als wett. Zwar dauerte das Konzert beim Monschau-Festival nur etwas mehr als 90 Minuten, die jedoch waren, was die Performance von Patricia Kaas und ihrer hochkarätigen Band anbelangt, von hoher Intensität.

Die mittlerweile 50-Jährige Wahl-Pariserin orientiert sich stilistisch offenbar wieder etwas mehr in Richtung Rock und Blues. Damit hatte sie zu Beginn ihrer Karriere großen Erfolg. Beispielsweise als sie mit “Mademoiselle chante le blues” Mitte der 80er Jahre den Durchbruch schaffte.

Dieses druckvolle Chanson präsentierte sie in Monschau in neuem Gewand, und das Publikum geriet schier aus dem Häuschen, als Thomas Moked-Blum, der schlaksige Gitarrist, richtig Gas gab und den treibenden Rhythmus des großartigen Adam Falkner am Schlagzeug und von Bassist Antoine Reininger aufnahm.

Starke Akzente setzten an Piano und Orgel auch Mathieu Coupat und Guillaume Zeller – allerdings ließen sie ihr wahres Können nur ganz selten richtig aufblitzen. Ihr Job war eindeutig, den Star des Abends nach Kräften zu unterstützen. Und das gelang der Band fabelhaft.

Perfekt ins Licht gesetzt

Derart perfekt ins Licht gesetzt konnte Patricia Kaas nur strahlen. Ihre Freude, endlich wieder auf der Bühne zu stehen und ihre Kunst auf einer Tournee durch sage und schreibe 40 Länder zu zeigen, war deutlich sichtbar. Wunderbar groovend ihre aktuelle Version des Hits “Une fille de l’est”, lustvoll rockend der Klassiker “Mon mec à moi”.

Es gab zwar zwischendurch auch ein paar zurückgenommene Momente in der Show, in denen leise Töne angeschlagen wurden. Mit “Le jour et l’heure” erinnerte die Sängerin an die furchtbaren Terroranschläge im Bataclan in Paris. Aber diese Atempausen waren kurz, und schon ging es im Vollepulle-Modus weiter. Patricia Kaas sang sich, wie fast immer in ihren Konzerten, im wahrsten Sinne des Wortes die Seele aus dem Leib. Und ihr dabei zuzuschauen war ein großes Vergnügen.

Von Günter Hochgürtel

Источник:
Kölner Stadt-Anzeiger

L’Orient – Le jour | Ливан | 15 августа 2017

ElenaPress

Patricia Kaas : Sans ma voix, j’aurai été… chanteuse

Mademoiselle à la voix haute bien frappée se produit demain soir au festival Oumsiyat Zahlé où elle dévoilera, en plus de ses titres phares, les nouvelles peaux de son dixième album studio.

Au bout du téléphone, pas de doute, c’est bien elle. Elle a beau évoquer son album éponyme pour lequel elle a fait appel à des collaborateurs qu’on n’aurait pas soupçonnés ; raconter sa carapace qui se fendille pour en exhumer une femme nouvelle revenue des torrents d’un burn out ; parler de la scène comme d’un amant qu’il faut séduire les matins sans fard, on ne se focalise que sur une chose : sa voix. Patricia Kaas, 17 millions d’albums au compteur et autant d’êtres humains éparpillés sur cette planète qui la suivent depuis 30 ans, est sans doute la plus célèbre jongleuse d’octaves peroxydée venue de France. Patricia Kaas, ce sont des cordes vocales ravinées, graves et aggravées, à l’ADN inimitable tout en ayant plus d’un tour dans leur sac et qu’elle déploiera demain soir sur la scène de Oumsiyat Zahlé. L’occasion de discuter avec mademoiselle qui chante désormais un blues affermi, affranchi et libéré.

Vous avez démarré votre carrière avec « Mon mec à moi » et sur votre dernier album, vous chantez « Marre de mon amant ». Est-ce une sorte de désillusion ?
Ça faisait un moment que je voulais travailler avec Arno et il m’a offert le texte de cette chanson. Et quel cadeau, en sachant qu’il écrit très peu pour les autres ! Je ne pense pas qu’il soit question de désillusion : j’ai tout simplement acquis, à coups de bobos, plus d’expérience dans la vie. Naturellement, je suis passée d’une chanson d’ado à celle d’une femme qui a vécu des choses.

Alors que la plupart des artistes ont tendance à jeter un voile pudique sur leurs failles, vous avez choisi de parler du burn out que vous avez subi les deux années précédant la sortie de votre disque éponyme. Comment expliquez-vous ce choix audacieux ?
Ce burn out a été déterminant dans ma vie et ma carrière, d’où ma volonté d’en parler. À force de balayer les deuils précoces auxquels j’ai été confrontée, de repousser les difficultés de la vie et de me redresser, toutes ces choses ont fini par me retomber dessus. Après, la presse a évidemment fait gonfler l’affaire, mais je ne regrette pas d’en avoir parlé. En fait, j’en suis ressortie comme une autre personne, une nouvelle femme surtout, chose qui m’a permis de voir le bien dans ce mal. Aujourd’hui, je suis en paix avec moi-même.

C’est au bout du dixième album studio que vous optez pour un titre éponyme. Avez-vous finalement trouvé Patricia Kaas ?
Ce disque marque un nouveau départ, une nouvelle approche musicale, je dirai même une nouvelle vie. Il représente un carrefour entre ce que le public attend de moi et les choses qui me trottent dans les tympans. C’est ainsi que j’ai choisi de m’entourer de gens qui me passionnent musicalement. Entre autres : Arno, le groupe Hyphen Hyphen avec qui j’ai travaillé sur Ne l’oublie pas, ou Aurélie Saada (NDLR : du duo Brigitte) qui a signé Madame Tout-le-monde. J’ai l’impression d’évoluer vers de nouveaux sons, plus éclectiques, qui siéent bien à la femme que je suis aujourd’hui. C’est déroutant et excitant.

Vous êtes très populaire à l’étranger, entre autres en Allemagne, en Russie, et ici même au Liban, où vous vous produisez souvent lors de vos tournées. Que représente ce pan de votre métier ?
C’est parti d’une curiosité, d’une volonté d’aller à la rencontre d’autres publics. La popularité est venue après, j’en suis extrêmement reconnaissante, mais je ne suis pas partie à sa conquête. Surtout qu’au départ, on disait qu’il n’y a pas de place pour le Français à l’étranger. Aujourd’hui, à voir que des gens un peu partout s’approprient mes titres, chacun à sa manière, me rappelle le bonheur d’être chanteuse.

Et la scène, qu’en retenez-vous ?
La scène, c’est comme un amant qu’il faut séduire et charmer, toutefois sans fard, ni tricherie. Ce tête-à-tête avec le public, c’est faire face à une réalité qu’il est impossible de maquiller et c’est surtout la lourde responsabilité de faire vivre les chansons… Et faire survivre et réinventer les plus anciennes d’entre elles. C’est le cas de cette tournée, qui est un pont entre les premiers titres, qui tiennent autant à mon cœur qu’à celui du public, et mes nouvelles couleurs musicales.

Quelle relation entretenez-vous avec votre voix, votre marque de fabrique, le fuel de votre carrière ?
D’un côté, c’est la même nature de relation que celle qu’un sportif possède avec son corps. Il lui arrive d’être en forme ou de vous lâcher. Dans mon cas, ma voix est un muscle qui est plus nourri par ma vie que par l’exercice, d’autant que je ne l’entraîne pratiquement pas. Ma voix, c’est comme un miroir rivé sur moi : je peux l’aimer ou la détester.

Et sans cette voix inimitable, qui et qu’aurait été Patricia Kaas ?
J’aurai été chanteuse, dans ma petite ville sans doute, vu que cela a toujours été mon rêve. Et je n’ai pas un tempérament à abandonner mes ambitions.

Gilles Khoury

Источник:
L’Orient – Le jour

Liebenswert | Германия | 3 августа 2017

ElenaPress

Patricia Kaas: “Der Applaus half mir, den Schmerz zu ertragen”

Die französische Sängerin Patricia Kaas (50) feiert beruflich Erfolge, doch privat musste sie schon viel durchmachen. Ein Burn-out und diverse Schicksalsschläge haben sie verändert – und stark gemacht.

Sie ist das, was man ohne Zögern einen Superstar nennen kann: Patricia Kaas ist eine der wenigen Künstlerinnen, die mit französisch gesungenen Liedern in ganz Europa Erfolg hatte. Seit mehr als 30 Jahren steht die Blondine auf der Bühne. Im Gespräch mit uns redete sie nun offen über ihr Burn-out, das Älterwerden und ihren Weg zu einem ganz neuen Lebensgefühl.

Sie waren lange nicht mehr in Deutschland und hatten nach Ihrer letzten Tournee ein Burn-out …

Patricia Kaas: In den zehn Jahren davor war emotional einfach zu viel passiert in meinem Leben, was ich niemals richtig verarbeitet hatte: mein Buch, in dem ich meine Lebensgeschichte aufgearbeitet habe (Anmerkung der Redaktion: Das Buch heißt ‘Mademoiselle singt den Blues: Mein Leben’). Der Film, in dem ich eine Mutter gespielt habe, die ihr Kind verloren hat (Anmerkung der Redaktion: ‘Der Preis des Todes’ von 2012). Das Piaf-Programm war alles andere als einfach. Und dann habe ich auch noch meinen Bruder verloren … puh … Es war alles zu viel!

Wie fühlen Sie sich heute?

Der Zusammenbruch hat mir viel Gutes gebracht. Ich habe heute einen viel besseren Blick auf mich selbst. Ich bin viel lockerer geworden. Meine neue Sichtweise hat mein Leben komplett verändert. Ich denke, das spürt man auch in den Liedern, die ich heute singe. Ich würde heute sogar behaupten, es wäre gut gewesen, wenn mir das Burn-out schon zehn Jahre früher passiert wäre. Es ist schwierig, eine solche Phase zu durchleben. Ja, es ist wirklich die Hölle. Aber wenn man raus ist, fühlt man sich einfach “Wow!”. Mein Leben ist kein anderes, aber ich sehe es anders. Es ist, als ob ich jetzt erst wirklich die Augen geöffnet hätte.

Haben Sie es allein aus Ihrem Seelentief geschafft?

Ich hatte Hilfe. Ich habe eine Therapie gemacht, musste Tabletten nehmen. Ich war fast sechs Monate lang in Behandlung. Ich habe einen kämpferischen Charakter. Ich bin niemand, der sich hängen lässt. Ich wollte da wieder raus! Ich wollte meine alte Stärke zurück!

Gönnen Sie sich heute mehr Ruhe und Freizeit?

Das könnte ich. Aber ich liebe, was ich tue. Auf der Bühne zu stehen ist nicht nur mein Job, es ist meine Leidenschaft. Ich habe mein Leben so aufgebaut, dass mein Publikum ein Teil davon ist. Ohne das Publikum würde ich mich wahrscheinlich doch einsam fühlen. Ich bin eigentlich immer unterwegs. Es ist schwierig, Freundschaften zu pflegen oder permanent Kontakt zur Familie zu halten. Ich habe eine Menge geändert nach dem Burn-out – aber es ist immer noch nicht genug. Ich habe beispielsweise mein Haus in Zürich verkauft. Ich besitze seit elf Jahren eine Wohnung in Paris, die ich ebenfalls verkaufen möchte. Ich suche nach einem Neuanfang. Vielleicht verlasse ich sogar Paris – ich weiß es noch nicht.

Welche Rolle spielt das Alter bei diesen Entscheidungen?

Ich bin jetzt 50. Vielleicht kann ich noch 15 oder 20 Jahre auf der Bühne stehen. Ich fühle mich nicht mehr wie mit 20 oder 30, wo man denkt, das Leben liegt noch vor einem. Ich habe eine Menge hinter mir, viele Erfahrungen gemacht. Natürlich stelle ich mir selbst heute andere Fragen als früher.

Die 50 war also eine Schwelle?

Ich muss gestehen, dass mir der Gedanke an die 50 anfangs gar nicht so gut gefiel. Aber jetzt habe ich ja wieder eine Weile Ruhe bis zum nächsten runden Geburtstag (lacht). Ich war lange nicht mehr so gut wie heute – insofern freue ich mich über die 50.

Sie haben mit Anfang 20 Ihre Eltern verloren …

Ja, ich war sehr jung, als ich meine Eltern verloren habe. Ich bin lange Zeit vor dem Schmerz davongelaufen. Da waren zwei Menschen, die mir so sehr gefehlt haben – der Applaus des Publikums hat diesen Verlust ein wenig aufgefangen. Ich habe mich getragen und beschützt gefühlt – wenn auch anders als von einer Mutter. Der Applaus hat mir geholfen, den Schmerz zu ertragen. Ich war immer fest davon überzeugt, stark zu sein. Ich dachte, meine Schultern seien breit genug, um den Tod meiner Mutter, meines Vaters und meines Bruders zu tragen. Eines Tages musste ich feststellen, dass es nicht so war. Ich war müde. Ich habe gemerkt, dass ich es nicht allein schaffe, sondern eine Schulter zum Anlehnen brauche. Ich musste lernen, mich zu trauen, diese Schwäche auszusprechen. Das konnte ich früher nicht.

Hatten Sie vorher das Gefühl, immer stark sein zu müssen, weil man es von Ihnen erwartet?

Ja, und das hat sicherlich auch mit meinem familiären Hintergrund zu tun. Mein Vater war Bergarbeiter. Meine Mutter hatte sieben Kinder. Beide waren immer stark. Es wurde von mir erwartet, dass ich mich nicht beklage und mich allein durchkämpfe. Alle sagten nur: “Schau doch, was für ein wundervolles Leben du hast.” Aber so einfach ist das nicht.

Sind Sie heute ganz bei sich angekommen?

Das weiß ich nicht. Das Leben steckt schließlich voller Überraschungen. Ich bin zufrieden. Das Einzige, was mich noch stört, ist, dass ich lernen muss, noch öfter Nein zu sagen. Das fällt mir immer noch schwer. Ich bin auf jeden Fall auf einem guten Weg.

Können Sie Ihr Leben heute mehr genießen?

Ja, ich konnte lange all das Positive und Schöne, was mir widerfahren ist, gar nicht richtig genießen, weil immer etwas Dramatisches passierte. Ich versuche heute, mein Leben mehr zu genießen und die schönen Momente zu erkennen. Ich lächle heute viel mehr als früher. Ich mache mir weniger Stress und bin wesentlich lockerer.

Sie haben sich zum 50. Geburtstag Ihr erstes Tattoo stechen lassen …

Ja, ein Tattoo über den ganzen Rücken. Es symbolisiert meinen Neuanfang im Leben! Für mich fühlt sich alles an wie eine Neugeburt. Es ist ein kleines Mädchen. Es sieht ein wenig aus wie ich – es ist sehr, sehr schön geworden.

Hier ist die Sängerin übrigens gerade mit ihrem aktuellen Album ‘Patricia Kaas’ auf Tour:

19.8.2017, Klosterhof Wiblingen, Ulm
20.8.2017, Monschau Festival, Monschau

Tickets gibt es unter der Hotline mit der Telefonnumer 01806/57 00 70.

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Liebenswert

YLE, 13 мая 2017

ElenaPress

Patricia Kaas: “Nu är jag inte längre rädd att sjunga om svåra ämnen”

– Jag har ändrat på en massa saker inför den här turnén och min nya skiva, säger Patricia Kaas, som just nu är på konsertbesök i Finland. – Efter trettio år av karriär är det dags att göra någonting nytt.

Jag träffar den franska världsstjärnan i lobbyn till hennes hotell i Helsingfors. Patricia Kaas är i Finland för att ge fyra konserter, i Tammerfors, Helsingfors och Åbo.

Till det yttre ser hon ut som förr: lång, slank och elegant. Patricia Kaas har nyss fyllt femtio och är en kvinna i sina bästa år. Men inuti har hon förändrats, berättar hon.

– Jag känner mig friare och självsäkrare och det känns viktigt att se nya ansikten omkring mig. – Jag ville göra något nytt efter trettio år av karriär, berättar hon.

– För mig är det här en omstart i livet – inte som artist men som kvinna, säger Patricia Kaas.

Nya sånger om svåra ämnen

Förnyelsen återspeglar sig i valet av sånger och sättet att sjunga.

– Jag har färre barriärer nu, och min starkare självkänsla har gett mig modet att sjunga också om svåra saker, säger Patricia Kaas.

Många av hennes nya sånger handlar om allvarliga ämnen. Det kan vara fråga om djupt personliga saker och plötsliga förändringar i livet, men också om politiska händelser som terrordådet i Bataclan, berättar hon.

En av sångerna har incest som tema. Den handlar inte om henne själv, men hon berördes genast då hon hörde den första gången.

– Det är ett svårt ämne, men jag frågade mig aldrig hur publiken skulle ta emot det eller om jag skulle kunna sjunga om det. Jag rördes helt enkelt av texten och sången och insåg hur viktigt det är att vi uttrycker våra känslor.

Gamla favoriter i ny tappning

Flera av de nya sångerna är med på repertoaren under den pågående konsertturnén. Men stommen i programmet är ändå de gamla favoriterna. Många i publiken kommer främst för att få höra dem, berättar Patricia Kaas.

– Jag sjunger dem kanske lite annorlunda nu. Jag kan ju inte sjunga Mon mec à moi på samma sätt som för trettio år sedan. Livet går vidare och jag har förändrats. Livserfarenheten är en annan.

Många av sångerna har dessutom fått nya arrangemang. Det låter fräscht och modernt men ändå inte så annorlunda att folk inte skulle känna igen dem, säger Patricia Kaas.

Efter att ha avverkat ett femtiotal konserter under turnén vet hon att hon och hennes team har lyckats. – Publiken har varit nöjd. Sångerna låter nya men publiken känner fortfarande igen dem, säger hon.

Framgångar och motgångar

Det är nu trettio år sedan Patricia Kaas slog igenom stort i Frankrike och hela världen med debutalbumet Mademoiselle chante. Vilka är hennes bästa minnen från den långa karriären, undrar jag?

– Svårt att säga, svarar Patricia Kaas. – Det är som om jag haft två parallella liv. Mina framgångar i karriären har ofta kantats av stora förluster i privatlivet. Jag har förlorat min mor, min far, min bror. Emellanåt har jag frågat mig om det här är priset jag måste betala för min framgång?

– Bäst av allt är ändå att stå framför en publik, säger Patricia Kaas. – En konsertpublik kan inte fejka och göra sig till, den är aldrig falsk. Den kärlek jag får när jag står på scenen är äkta.

En intervju med Patricia Kaas och musik från hennes nya skiva kan du höra i Vega Kväll på Arenan.

Patricia Kaas Finlandskonserter 2017:

10.5 Tammerforshuset, Tammerfors
12.5 Finlandiahuset, Helsingfors
13.5 Finlandiahuset, Helsingfors
15.5 Logomo, Åbo

Источник:
YLE