L’Orient – Le jour | Ливан | 15 августа 2017

ElenaPress

Patricia Kaas : Sans ma voix, j’aurai été… chanteuse

Mademoiselle à la voix haute bien frappée se produit demain soir au festival Oumsiyat Zahlé où elle dévoilera, en plus de ses titres phares, les nouvelles peaux de son dixième album studio.

Au bout du téléphone, pas de doute, c’est bien elle. Elle a beau évoquer son album éponyme pour lequel elle a fait appel à des collaborateurs qu’on n’aurait pas soupçonnés ; raconter sa carapace qui se fendille pour en exhumer une femme nouvelle revenue des torrents d’un burn out ; parler de la scène comme d’un amant qu’il faut séduire les matins sans fard, on ne se focalise que sur une chose : sa voix. Patricia Kaas, 17 millions d’albums au compteur et autant d’êtres humains éparpillés sur cette planète qui la suivent depuis 30 ans, est sans doute la plus célèbre jongleuse d’octaves peroxydée venue de France. Patricia Kaas, ce sont des cordes vocales ravinées, graves et aggravées, à l’ADN inimitable tout en ayant plus d’un tour dans leur sac et qu’elle déploiera demain soir sur la scène de Oumsiyat Zahlé. L’occasion de discuter avec mademoiselle qui chante désormais un blues affermi, affranchi et libéré.

Vous avez démarré votre carrière avec « Mon mec à moi » et sur votre dernier album, vous chantez « Marre de mon amant ». Est-ce une sorte de désillusion ?
Ça faisait un moment que je voulais travailler avec Arno et il m’a offert le texte de cette chanson. Et quel cadeau, en sachant qu’il écrit très peu pour les autres ! Je ne pense pas qu’il soit question de désillusion : j’ai tout simplement acquis, à coups de bobos, plus d’expérience dans la vie. Naturellement, je suis passée d’une chanson d’ado à celle d’une femme qui a vécu des choses.

Alors que la plupart des artistes ont tendance à jeter un voile pudique sur leurs failles, vous avez choisi de parler du burn out que vous avez subi les deux années précédant la sortie de votre disque éponyme. Comment expliquez-vous ce choix audacieux ?
Ce burn out a été déterminant dans ma vie et ma carrière, d’où ma volonté d’en parler. À force de balayer les deuils précoces auxquels j’ai été confrontée, de repousser les difficultés de la vie et de me redresser, toutes ces choses ont fini par me retomber dessus. Après, la presse a évidemment fait gonfler l’affaire, mais je ne regrette pas d’en avoir parlé. En fait, j’en suis ressortie comme une autre personne, une nouvelle femme surtout, chose qui m’a permis de voir le bien dans ce mal. Aujourd’hui, je suis en paix avec moi-même.

C’est au bout du dixième album studio que vous optez pour un titre éponyme. Avez-vous finalement trouvé Patricia Kaas ?
Ce disque marque un nouveau départ, une nouvelle approche musicale, je dirai même une nouvelle vie. Il représente un carrefour entre ce que le public attend de moi et les choses qui me trottent dans les tympans. C’est ainsi que j’ai choisi de m’entourer de gens qui me passionnent musicalement. Entre autres : Arno, le groupe Hyphen Hyphen avec qui j’ai travaillé sur Ne l’oublie pas, ou Aurélie Saada (NDLR : du duo Brigitte) qui a signé Madame Tout-le-monde. J’ai l’impression d’évoluer vers de nouveaux sons, plus éclectiques, qui siéent bien à la femme que je suis aujourd’hui. C’est déroutant et excitant.

Vous êtes très populaire à l’étranger, entre autres en Allemagne, en Russie, et ici même au Liban, où vous vous produisez souvent lors de vos tournées. Que représente ce pan de votre métier ?
C’est parti d’une curiosité, d’une volonté d’aller à la rencontre d’autres publics. La popularité est venue après, j’en suis extrêmement reconnaissante, mais je ne suis pas partie à sa conquête. Surtout qu’au départ, on disait qu’il n’y a pas de place pour le Français à l’étranger. Aujourd’hui, à voir que des gens un peu partout s’approprient mes titres, chacun à sa manière, me rappelle le bonheur d’être chanteuse.

Et la scène, qu’en retenez-vous ?
La scène, c’est comme un amant qu’il faut séduire et charmer, toutefois sans fard, ni tricherie. Ce tête-à-tête avec le public, c’est faire face à une réalité qu’il est impossible de maquiller et c’est surtout la lourde responsabilité de faire vivre les chansons… Et faire survivre et réinventer les plus anciennes d’entre elles. C’est le cas de cette tournée, qui est un pont entre les premiers titres, qui tiennent autant à mon cœur qu’à celui du public, et mes nouvelles couleurs musicales.

Quelle relation entretenez-vous avec votre voix, votre marque de fabrique, le fuel de votre carrière ?
D’un côté, c’est la même nature de relation que celle qu’un sportif possède avec son corps. Il lui arrive d’être en forme ou de vous lâcher. Dans mon cas, ma voix est un muscle qui est plus nourri par ma vie que par l’exercice, d’autant que je ne l’entraîne pratiquement pas. Ma voix, c’est comme un miroir rivé sur moi : je peux l’aimer ou la détester.

Et sans cette voix inimitable, qui et qu’aurait été Patricia Kaas ?
J’aurai été chanteuse, dans ma petite ville sans doute, vu que cela a toujours été mon rêve. Et je n’ai pas un tempérament à abandonner mes ambitions.

Gilles Khoury

Источник:
L’Orient – Le jour

Liebenswert | Германия | 3 августа 2017

ElenaPress

Patricia Kaas: “Der Applaus half mir, den Schmerz zu ertragen”

Die französische Sängerin Patricia Kaas (50) feiert beruflich Erfolge, doch privat musste sie schon viel durchmachen. Ein Burn-out und diverse Schicksalsschläge haben sie verändert – und stark gemacht.

Sie ist das, was man ohne Zögern einen Superstar nennen kann: Patricia Kaas ist eine der wenigen Künstlerinnen, die mit französisch gesungenen Liedern in ganz Europa Erfolg hatte. Seit mehr als 30 Jahren steht die Blondine auf der Bühne. Im Gespräch mit uns redete sie nun offen über ihr Burn-out, das Älterwerden und ihren Weg zu einem ganz neuen Lebensgefühl.

Sie waren lange nicht mehr in Deutschland und hatten nach Ihrer letzten Tournee ein Burn-out …

Patricia Kaas: In den zehn Jahren davor war emotional einfach zu viel passiert in meinem Leben, was ich niemals richtig verarbeitet hatte: mein Buch, in dem ich meine Lebensgeschichte aufgearbeitet habe (Anmerkung der Redaktion: Das Buch heißt ‘Mademoiselle singt den Blues: Mein Leben’). Der Film, in dem ich eine Mutter gespielt habe, die ihr Kind verloren hat (Anmerkung der Redaktion: ‘Der Preis des Todes’ von 2012). Das Piaf-Programm war alles andere als einfach. Und dann habe ich auch noch meinen Bruder verloren … puh … Es war alles zu viel!

Wie fühlen Sie sich heute?

Der Zusammenbruch hat mir viel Gutes gebracht. Ich habe heute einen viel besseren Blick auf mich selbst. Ich bin viel lockerer geworden. Meine neue Sichtweise hat mein Leben komplett verändert. Ich denke, das spürt man auch in den Liedern, die ich heute singe. Ich würde heute sogar behaupten, es wäre gut gewesen, wenn mir das Burn-out schon zehn Jahre früher passiert wäre. Es ist schwierig, eine solche Phase zu durchleben. Ja, es ist wirklich die Hölle. Aber wenn man raus ist, fühlt man sich einfach “Wow!”. Mein Leben ist kein anderes, aber ich sehe es anders. Es ist, als ob ich jetzt erst wirklich die Augen geöffnet hätte.

Haben Sie es allein aus Ihrem Seelentief geschafft?

Ich hatte Hilfe. Ich habe eine Therapie gemacht, musste Tabletten nehmen. Ich war fast sechs Monate lang in Behandlung. Ich habe einen kämpferischen Charakter. Ich bin niemand, der sich hängen lässt. Ich wollte da wieder raus! Ich wollte meine alte Stärke zurück!

Gönnen Sie sich heute mehr Ruhe und Freizeit?

Das könnte ich. Aber ich liebe, was ich tue. Auf der Bühne zu stehen ist nicht nur mein Job, es ist meine Leidenschaft. Ich habe mein Leben so aufgebaut, dass mein Publikum ein Teil davon ist. Ohne das Publikum würde ich mich wahrscheinlich doch einsam fühlen. Ich bin eigentlich immer unterwegs. Es ist schwierig, Freundschaften zu pflegen oder permanent Kontakt zur Familie zu halten. Ich habe eine Menge geändert nach dem Burn-out – aber es ist immer noch nicht genug. Ich habe beispielsweise mein Haus in Zürich verkauft. Ich besitze seit elf Jahren eine Wohnung in Paris, die ich ebenfalls verkaufen möchte. Ich suche nach einem Neuanfang. Vielleicht verlasse ich sogar Paris – ich weiß es noch nicht.

Welche Rolle spielt das Alter bei diesen Entscheidungen?

Ich bin jetzt 50. Vielleicht kann ich noch 15 oder 20 Jahre auf der Bühne stehen. Ich fühle mich nicht mehr wie mit 20 oder 30, wo man denkt, das Leben liegt noch vor einem. Ich habe eine Menge hinter mir, viele Erfahrungen gemacht. Natürlich stelle ich mir selbst heute andere Fragen als früher.

Die 50 war also eine Schwelle?

Ich muss gestehen, dass mir der Gedanke an die 50 anfangs gar nicht so gut gefiel. Aber jetzt habe ich ja wieder eine Weile Ruhe bis zum nächsten runden Geburtstag (lacht). Ich war lange nicht mehr so gut wie heute – insofern freue ich mich über die 50.

Sie haben mit Anfang 20 Ihre Eltern verloren …

Ja, ich war sehr jung, als ich meine Eltern verloren habe. Ich bin lange Zeit vor dem Schmerz davongelaufen. Da waren zwei Menschen, die mir so sehr gefehlt haben – der Applaus des Publikums hat diesen Verlust ein wenig aufgefangen. Ich habe mich getragen und beschützt gefühlt – wenn auch anders als von einer Mutter. Der Applaus hat mir geholfen, den Schmerz zu ertragen. Ich war immer fest davon überzeugt, stark zu sein. Ich dachte, meine Schultern seien breit genug, um den Tod meiner Mutter, meines Vaters und meines Bruders zu tragen. Eines Tages musste ich feststellen, dass es nicht so war. Ich war müde. Ich habe gemerkt, dass ich es nicht allein schaffe, sondern eine Schulter zum Anlehnen brauche. Ich musste lernen, mich zu trauen, diese Schwäche auszusprechen. Das konnte ich früher nicht.

Hatten Sie vorher das Gefühl, immer stark sein zu müssen, weil man es von Ihnen erwartet?

Ja, und das hat sicherlich auch mit meinem familiären Hintergrund zu tun. Mein Vater war Bergarbeiter. Meine Mutter hatte sieben Kinder. Beide waren immer stark. Es wurde von mir erwartet, dass ich mich nicht beklage und mich allein durchkämpfe. Alle sagten nur: “Schau doch, was für ein wundervolles Leben du hast.” Aber so einfach ist das nicht.

Sind Sie heute ganz bei sich angekommen?

Das weiß ich nicht. Das Leben steckt schließlich voller Überraschungen. Ich bin zufrieden. Das Einzige, was mich noch stört, ist, dass ich lernen muss, noch öfter Nein zu sagen. Das fällt mir immer noch schwer. Ich bin auf jeden Fall auf einem guten Weg.

Können Sie Ihr Leben heute mehr genießen?

Ja, ich konnte lange all das Positive und Schöne, was mir widerfahren ist, gar nicht richtig genießen, weil immer etwas Dramatisches passierte. Ich versuche heute, mein Leben mehr zu genießen und die schönen Momente zu erkennen. Ich lächle heute viel mehr als früher. Ich mache mir weniger Stress und bin wesentlich lockerer.

Sie haben sich zum 50. Geburtstag Ihr erstes Tattoo stechen lassen …

Ja, ein Tattoo über den ganzen Rücken. Es symbolisiert meinen Neuanfang im Leben! Für mich fühlt sich alles an wie eine Neugeburt. Es ist ein kleines Mädchen. Es sieht ein wenig aus wie ich – es ist sehr, sehr schön geworden.

Hier ist die Sängerin übrigens gerade mit ihrem aktuellen Album ‘Patricia Kaas’ auf Tour:

19.8.2017, Klosterhof Wiblingen, Ulm
20.8.2017, Monschau Festival, Monschau

Tickets gibt es unter der Hotline mit der Telefonnumer 01806/57 00 70.

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Liebenswert

YLE, 13 мая 2017

ElenaPress

Patricia Kaas: “Nu är jag inte längre rädd att sjunga om svåra ämnen”

– Jag har ändrat på en massa saker inför den här turnén och min nya skiva, säger Patricia Kaas, som just nu är på konsertbesök i Finland. – Efter trettio år av karriär är det dags att göra någonting nytt.

Jag träffar den franska världsstjärnan i lobbyn till hennes hotell i Helsingfors. Patricia Kaas är i Finland för att ge fyra konserter, i Tammerfors, Helsingfors och Åbo.

Till det yttre ser hon ut som förr: lång, slank och elegant. Patricia Kaas har nyss fyllt femtio och är en kvinna i sina bästa år. Men inuti har hon förändrats, berättar hon.

– Jag känner mig friare och självsäkrare och det känns viktigt att se nya ansikten omkring mig. – Jag ville göra något nytt efter trettio år av karriär, berättar hon.

– För mig är det här en omstart i livet – inte som artist men som kvinna, säger Patricia Kaas.

Nya sånger om svåra ämnen

Förnyelsen återspeglar sig i valet av sånger och sättet att sjunga.

– Jag har färre barriärer nu, och min starkare självkänsla har gett mig modet att sjunga också om svåra saker, säger Patricia Kaas.

Många av hennes nya sånger handlar om allvarliga ämnen. Det kan vara fråga om djupt personliga saker och plötsliga förändringar i livet, men också om politiska händelser som terrordådet i Bataclan, berättar hon.

En av sångerna har incest som tema. Den handlar inte om henne själv, men hon berördes genast då hon hörde den första gången.

– Det är ett svårt ämne, men jag frågade mig aldrig hur publiken skulle ta emot det eller om jag skulle kunna sjunga om det. Jag rördes helt enkelt av texten och sången och insåg hur viktigt det är att vi uttrycker våra känslor.

Gamla favoriter i ny tappning

Flera av de nya sångerna är med på repertoaren under den pågående konsertturnén. Men stommen i programmet är ändå de gamla favoriterna. Många i publiken kommer främst för att få höra dem, berättar Patricia Kaas.

– Jag sjunger dem kanske lite annorlunda nu. Jag kan ju inte sjunga Mon mec à moi på samma sätt som för trettio år sedan. Livet går vidare och jag har förändrats. Livserfarenheten är en annan.

Många av sångerna har dessutom fått nya arrangemang. Det låter fräscht och modernt men ändå inte så annorlunda att folk inte skulle känna igen dem, säger Patricia Kaas.

Efter att ha avverkat ett femtiotal konserter under turnén vet hon att hon och hennes team har lyckats. – Publiken har varit nöjd. Sångerna låter nya men publiken känner fortfarande igen dem, säger hon.

Framgångar och motgångar

Det är nu trettio år sedan Patricia Kaas slog igenom stort i Frankrike och hela världen med debutalbumet Mademoiselle chante. Vilka är hennes bästa minnen från den långa karriären, undrar jag?

– Svårt att säga, svarar Patricia Kaas. – Det är som om jag haft två parallella liv. Mina framgångar i karriären har ofta kantats av stora förluster i privatlivet. Jag har förlorat min mor, min far, min bror. Emellanåt har jag frågat mig om det här är priset jag måste betala för min framgång?

– Bäst av allt är ändå att stå framför en publik, säger Patricia Kaas. – En konsertpublik kan inte fejka och göra sig till, den är aldrig falsk. Den kärlek jag får när jag står på scenen är äkta.

En intervju med Patricia Kaas och musik från hennes nya skiva kan du höra i Vega Kväll på Arenan.

Patricia Kaas Finlandskonserter 2017:

10.5 Tammerforshuset, Tammerfors
12.5 Finlandiahuset, Helsingfors
13.5 Finlandiahuset, Helsingfors
15.5 Logomo, Åbo

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YLE

HBL, 12 мая 2017

ElenaPress

Patricia Kaas får respekt för att vara sig själv

Patricia Kaas gillar röstens personlighet, sådan som den är, med den livserfarenhet den uttrycker. – När jag blivit äldre har min röst blivit lägre och rundare, och det gör att vissa sånger låter ganska annorlunda i dag.

Источник:
HBL

La Voix du Nord, 27 марта 2017

ElenaPress

Patricia Kaas à Lille et Dunkerque : « Mes cicatrices ont fait de moi la personne que je suis »

Treize ans que Patricia Kaas n’avait pas sorti d’album de chansons originales. La « fille de l’Est » est de retour avec une douzaine de chansons inédites. Apaisée. À retrouver sur scène à Lille et à Dunkerque.

– Dans une de vos chansons, vous déclinez vos émotions sur la forme d’un bulletin météo. Pour reprendre son titre, comment est votre « météo personnelle » aujourd’hui ?

« Elle est plutôt ensoleillée. Là, je compte un peu les jours, parce qu’aujourd’hui (1) c’est le quarantième concert en deux mois et la fatigue s’installe un peu. Alors le ciel est un peu voilé, mais le soleil apparaît tous les jours à 20 h 30, quand je monte sur scène et que le public me donne l’énergie d’y aller. »

– La tournée a commencé en janvier. Comment se sont passées les retrouvailles avec le public ?

« C’est super. J’ai fait deux tournées, Kabaret et Kaas chante Piaf, qui étaient plus des concepts que des concerts, puisqu’avec Piaf je ne chantais aucune de mes chansons et que Kabaret était un hommage aux années 1930. Ça fait plus de treize ans que je n’avais pas sorti d’album de chansons originales. Je sens le public content de me retrouver avec mon répertoire. »

– Votre nouvel album s’intitule simplement « Patricia Kaas », comme un retour aux sources…

« Oui. Avant Kabaret et Kaas chante Piaf, j’avais beaucoup enchaîné les albums et les tournées. Aussi, je pense que j’avais besoin de passer par deux projets comme ceux-là pour m’évader un peu, aller ailleurs, apprendre d’autres choses. Tout cela, c’était certainement pour mieux me retrouver. Après, c’est aussi une façon de marquer un nouveau départ dans ma vie de femme. »

– Un nouveau départ, c’est-à-dire ?

« Avec l’âge, le temps qui passe, l’expérience de la vie, je me sens mieux dans ma peau, plus sereine. Tout me paraît plus simple. C’est ce qui me permet d’aborder des thèmes assez profonds, avec des chansons sur le deuil, l’inceste, les violences conjugales… Mon album est assez engagé émotionnellement. »

– Vous chantez depuis trente ans. Êtes-vous quelqu’un de nostalgique ?

« On est forcément marqué par plein de choses qu’on garde en soi. Après, j’aime bien vivre dans le présent. D’autant que j’ai l’impression de me sentir mieux après tant d’années. Peut-être parce que je suis parvenue à faire le deuil de certains moments, que j’arrive dans un âge plus proche de la fin que du début. Et si j’ai des cicatrices, celles-ci renferment ce qui fait de moi la personne que je suis. Si bien qu’aujourd’hui, je regarde avec fierté ce que j’ai fait. »

– Quelles chansons allez-vous interpréter sur scène et qui vous accompagne ?

« Il y a cinq musiciens autour de moi, pas de mise en scène, pas de chorégraphies comme il y en avait sur les deux tournées précédentes. Il y a un petit décor bien sûr, on est un peu chez moi. J’interprète pas mal de nouvelles chansons que j’ai réadaptées pour la scène et plus d’une douzaine de chansons connues, Entrer dans la lumière, Il me dit que je suis belle, Mon mec à moi, Mademoiselle chante le blues, Kennedy Rose et Une dernière semaine à New York que je n’ai pas chantées depuis longtemps. »

(1) L’entretien a été réalisé le 14 mars.

Vendredi 31 mars, à 20 h 30, au Zénith à Lille ; samedi 1er avril, à 20 h 30, au Kursaal à Dunkerque. 70/59/45 €.

Romain Musart

Источник:
La Voix du Nord