Le Figaro №22(535) | Франция | 21 января 2017

ΈλεναPress

Patricia Kaas, voix rauque et idées sombres

En tournée, en France et en Europe, jusqu’en mai, elle chante toujours le blues. Le sien. Celui des autres, celui d’une époque numérique qu’elle regarde parfois avec effroi.

Elle est marrante, Patricia Kaas. Enfin, «sympa» plutôt. Elle n’a pas beaucoup changé au fil des ans. Qu’importent ses trente ans de carrière et ses millions de disques vendus. Ses hauts et ses bas. Elle ne joue pas les stars perchées, les fausses branchées, elle qui s’exclame ainsi, au détour d’une phrase: «Punaise, ça passe vite le temps!» Punaise… Interjection délicieusement surannée. Eh oui, la chanteuse ne fait pas semblant d’être une autre. Elle assume qui elle est. Ses plaies et ses bosses. Ses succès et ses éclipses. Sa mélancolie, aussi, évidente, prégnante. Elle nous a donné rendez-vous dans le bar cosy d’un hôtel, tout près de son domicile, qui est pile en face de l’Élysée.

Источники:
Le Figaro
Patricia Kaas Collection Presse Media TV