Didier Barbelivien / François Bernheim


Quand t’as laissé de ta jeunesse
Derrière les barreaux d’une prison
Parce que t’avais eu d’la tendresse
Pour une bagnole ou un blouson

Quand t’as laissé passer ta chance
Ou qu’elle ne t’a pas reconnue
Tu t’retrouves en etat d’urgence
Au bureau des objets perdus

Moi qui connais le gris
Des couleurs de la nuit

Laissez-moi chanter
Pour ceux qui n’ont rien
Laissez-moi penser
Qu’y a toujours quelqu’un
Qui cherche à donner
Quelque chose de bien
Qui cherche à couper
Les cartes du destin

Quand t’as r’gardé passer ta vie
Avec l’impression d’être en faute
Tu t’demandes pas si t’as envie
De vouloir être quelqu’un d’autre

Quand t’as r’garde toutes ces vitrines
Avec tes mains derrieres ton dos
Meme si demain t’es James Dean
T’auras l’impression d’etre zero

Moi qui connais le bleu
Des matins malheureux

Laissez-moi chanter
Pour ceux qui n’ont rien
Laissez-moi penser
Qu’y a toujours quelqu’un
Qui cherche à donner
Quelque chose de bien
Qui cherche à couper
Les cartes du destin
Laissez-moi chanter

RUSSE